Vous est-il déjà arrivé de vous dire que vous étiez passé à coté de quelque chose dans votre vie ?. Moi, j'ai l'impression d'en avoir inventé le concept.
Je me présente. Yumi, trente-deux ans, mère au foyer, un mari qui m'aime, une belle maison, un chien qui répond au nom de Garon et une vie tout ce qu'il y a de mieux.
Cette présentation est celle que je ne vous ferez jamais. Où à l'occasion dans un de mes reves. Tout est faux. Bon début me direz vous pour entretenir une relation de confiance. Alors si vous y tenez tant je vous refais mon vrai autoportrait. Histoire de ne pas vous sentir leurez.
Je me présente donc. Yumi, 17 ans, sans domicile fixe, célibataire, un foyer d'acceuil comme unique toit, un rat qui repond au nom de "rien dutout" puisqu'un rat ne parle pas et une vie tout ce qu'il y a de plus cauchemardesque. & là vous vous demandez si vous ne préfériez pas la première version.
Je préfère vous prévenir, si j'étais à votre place j'arreterais ici ma lecture et me plongerais dans un roman à l'eau de rose tant qu'il est encore temps.
D'accord. Je constate que tu es un petit kamikaze. Dans ce cas je reprend mon récit.
Ce qui doit vous surprendre c'est le fait que je sois SDF si jeune. Je vous comprends car j'en suis la première surprise. Tout du moins je l'étais, on s'y habitue avec le temps. Mais je ne suis pas ici pour m'apitoyer sur mon pauvre sors. Non, j'ai largement dépassé ce stade. Après trois années d'érance je me suis quelque peu endurssie on va dire.
& là tu te demandes comment j'en suis arrivée là !. Bonne question.
Avant que vous vous fassiez des appriories négatifs sur mon cas, ce qui de toute manière ne m'atteindrai pas, je tiens tout de meme à préciser que je ne suis pas une délinquante, juste une SDF. & c'est là toute la nuance de la chose.
J'ai été élevé par mes parents jusqu'à l'age de 10 ans. Par la suite, il devint impossible pour moi de rester auprès des miens. La situation était ingérable. Mes frères et soeurs envahissaient mon espace. Nous étions en effet, ce que l'on appelle courament "une famille nombreuse". Seulement voilà, une famille nombreuse avec peu de moyens. C'est tout de meme embetant de se retrouver à treize autour de la table avec pour seul nourriture une baguette de pain raçi et quelques yaourts douteux. Alors, oui on s'habitue, on se dit que demain sera un meilleur jour, mais demain arrive et c'est la meme galère. Le surlendemain pareil, le sur-surlendemain pareil, le sur-sur-surlendemain pareil, ... & forcement un jour, sa en devient pensant. Si pesant qu'il faut faire des sacrifices, des concéssions.
J'étais la plus grande de tous mes frères. Nous n'étions que deux filles. Mes parents étaient des personnes formidables qui se sont souvent saigné pour nous mais c'est bien connu, les filles ont moins d'avenir que les hommes dans la société. & c'est malheureux à dire mais se résonement que vous croyez peutetre révolu, existe toujours.
Nous fumes donc, ma soeur et moi envoyez chez ma tante pendant quelques temps. & là, plus aucunes nouvelles de mes parents. Pas meme une carte, rien.
Je les oubliaient peu à peu. Ils étaient dans mon esprits associés à un souvenir lointain. Un souvenir que je ne saurait qualifier.
J'interomps un instant mon histoire pour te conseiller vivement d'interompre toi aussi ta lecture.
Il est pour moi obligatoire de continuer à écrire car c'est ma thérapie, et avant tout ma vie. Mais toi rien ne t'y oblige. Libre à toi, je t'aurais avertie.
Tu continu ?. Très bien. Je fais de meme.
J'en étais donc à la vie que je menais chez ma tante. Forcement, point de vu confort il n'y avait nul doute qu'en comparaison je baignai désormais dans le luxe. Ce qui en y reflechissant est un bien grand mot.
Je n'étais n'y heureuse, n'y malheureuse. J'étais vide de toute émotion. Inquiètant pour une petite fille de onze ans. Mais personne ne s'en rendait compte. A l'école, oui j'ai tout de meme été scolarisé, j'avais des tas d'amis. Non c'est hironique. En vérité j'étais une "lepreuse". Je n'avais pourtant rien fait de mal. & le fait d'etre rejeté me rendait bien malgrès moi, un peu triste. Je me persuadai que si les autres ne voulaient pas jouer avec moi c'est que j'étais trop bien pour eux, mais qui peut vraiment croire à une chose aussi stupide. Je ne vais pas m'attarder longtemps sur ces trois années de ma vie car elle ne sont pas extrèmements interressantes à mon humble avis.
Je passe donc directement dans le vif du sujet. Le moment où plus personne ne voulu de moi. C'est ce passage là de ma vie qui explique le pourquoi du comment. Qui vous aidera à comprendre à cause de quoi j'en suis réduite aujourd'hui à coucher sur papier des mots qui prènent sens et qui vous raconte mon histoire.